Par Franck Fournier & Cécile Fournier
· coachs professionnels · psychopraticiens certifiés · mis à jour le 9 juin 2026
Le bore-out, c’est l’épuisement par l’ennui : trop peu à faire, plus de sens, le sentiment d’être inutile, une souffrance bien réelle, et souvent honteuse à avouer. Cet article s’adresse aux salariés qui s’éteignent à petit feu dans le vide de leur poste. Il aide à nommer ce mal-être, à comprendre ce qu’il signale, et à retrouver de l’élan, au cabinet, à Montargis, ou en visio.

Ce que cet article vous aide à faire :
- Reconnaître le bore-out, et cesser de croire que « se plaindre du vide » est illégitime.
- Comprendre ce que l’ennui au travail vient vous dire.
- Retrouver du sens et de l’élan, sans tout casser dans l’urgence.
Si vous vous reconnaissez, un premier échange de 15 minutes, gratuit et sans engagement, permet d’y voir plus clair, prendre rendez-vous.
Quand le vide use autant que la surcharge
Vous arrivez le matin, et vos tâches tiennent en une heure. Le reste du temps, vous faites semblant d’être occupé, vous étirez le moindre dossier, vous regardez l’horloge avancer trop lentement. Le soir, vous rentrez vidé, non d’avoir trop fait, mais de n’avoir rien fait qui compte.
Et vous n’osez pas en parler. Qui plaindrait quelqu’un qui « n’a pas assez de travail » ? Alors vous vous taisez, vous culpabilisez d’aller mal dans un poste que d’autres envieraient.
Le bore-out, c’est précisément cela : un épuisement professionnel par l’ennui et la sous-charge. Trop peu à faire, des missions vides de sens, le sentiment d’être inutile, mis au placard ou oublié. Et, comme son cousin le burn-out, il abîme le sommeil, l’estime de soi, l’envie.
Vous ne l’avez peut-être avoué à personne, alors disons-le : s’ennuyer à mourir au travail n’est pas un luxe de privilégié. C’est une vraie souffrance, celle de ne pas pouvoir mettre son énergie au service de quelque chose.
On croit que l’ennui au travail est un confort, et qu’il suffirait d’« en profiter ». Mais l’être humain n’est pas fait pour le vide : il a besoin de se sentir utile, de voir que son énergie sert. Un poste qui n’attend plus rien de vous finit par vous signifier que vous ne valez rien. Le bore-out ne se soigne pas en « relativisant sa chance », il se dénoue quand on comprend ce que cet ennui réclame : du sens, et une place.
Imaginez retrouver, le matin, une raison d’y aller, un travail où votre énergie compte, où vous vous sentez à votre place. Ce n’est pas un rêve naïf : cela se reconstruit, à condition de prendre cette souffrance au sérieux.
Ce que l’ennui essaie de vous dire
Derrière le vide des journées, il y a des besoins fondamentaux qui ne sont plus nourris, et qu’il faut nommer pour pouvoir agir.
| Ce que vous vivez | Le besoin profond qu’il signale |
|---|---|
| Des journées vides, à meubler le temps | Le besoin d’être utile, que son énergie serve |
| Des missions sans intérêt ni sens | Le besoin de sens, de contribuer à quelque chose |
| Sentiment d’être « au placard », oublié | Le besoin de reconnaissance et d’une place |
| Honte d’aller mal « sans raison » | Le besoin de légitimer une souffrance bien réelle |
| Perte d’élan, fatigue, sommeil perturbé | Un signal d’alarme, comme dans tout épuisement |
La souffrance psychique liée au travail est aujourd’hui reconnue et prise au sérieux par les institutions de santé. Si le bore-out n’a pas la notoriété du burn-out, il relève de la même logique : un déséquilibre durable entre ce que la personne peut donner et ce que son poste lui permet de vivre. Le nommer, c’est déjà sortir de la honte.
Notre façon d’accompagner : légitimer, comprendre, agir
Sortir du bore-out ne se résume pas à « trouver un autre job ». Notre accompagnement, qui croise coaching et outils issus des thérapies comportementales, suit trois temps.
Légitimer la souffrance. Tant qu’on se reproche d’aller mal « sans raison », on ne peut rien faire. On commence par reconnaître que le bore-out est une vraie souffrance, et qu’avoir besoin de sens n’a rien d’un caprice.
Comprendre ce qui manque vraiment. On clarifie ce que le vide a éteint, l’utilité, le sens, la reconnaissance, et ce qui compte, au fond, pour vous. Sans cette boussole, tout changement risque de reproduire le même piège ailleurs.
Agir, à la bonne échelle. On construit des pas concrets : redonner du sens dans le poste actuel (demander des missions, oser parler à sa hiérarchie), ou préparer un changement réfléchi. Agir, mais sans décider dans l’urgence du mal-être.
Pour illustrer ce cheminement, prenons l’exemple d’une personne que nous avons accompagnée
Pauline, des journées à faire durer trois tâches
Pauline occupe un poste administratif depuis quatre ans. Après une réorganisation, ses missions ont fondu : elle passe ses journées à attendre, à faire durer trois tâches. Quand elle pousse la porte du cabinet, elle a une phrase prête : « Je n’ai pas le droit de me plaindre, j’ai un CDI tranquille. » Puis elle fond en larmes.
Pour ma part, Cécile, je ne vois pas quelqu’un d’ingrat. Je vois une femme qui s’éteint d’inutilité, et qui, en plus, se l’interdit. Je commence par poser une chose simple : ce qu’elle vit est une vraie souffrance. Le seul fait de l’entendre dit, sans jugement, la soulage déjà, elle n’est pas « difficile », elle a besoin de servir à quelque chose.
Nous regardons ensuite ce que le vide a éteint : le sentiment d’être compétente, reconnue, utile. Et ce qui compte vraiment pour elle, transmettre, accompagner. Cette boussole retrouvée, le flou se dissipe : ce n’est pas le repos qui lui manque, c’est le sens.
Plutôt que de démissionner sur un coup de tête, Pauline construit des pas. Elle prépare, et tient, un entretien avec sa responsable pour demander des missions à la hauteur. En parallèle, elle explore une formation qui rejoint ce qui l’anime. Le sentiment d’agir, déjà, fait remonter quelque chose.
Quelques mois plus tard, Pauline a obtenu de nouvelles responsabilités, et garde en tête un projet de reconversion qu’elle mûrit posément. Elle n’a pas « pris son mal en patience » : elle a transformé l’ennui en boussole. Et le matin, à nouveau, elle a une raison d’y aller.
Situation représentative · prénoms et détails modifiés
Pourquoi cela fonctionne, et pour qui
Le principe : on ne sort pas du bore-out en « relativisant sa chance », mais en prenant la souffrance au sérieux et en répondant au besoin qu’elle signale, du sens, de l’utilité, une place. Chaque pas vers un travail qui compte recharge ce que le vide avait éteint.
Cet accompagnement convient au salarié qui s’épuise dans l’ennui et la sous-charge, qu’il veuille retrouver du sens dans son poste ou préparer un changement. Il se mène au cabinet, à Montargis, ou en téléconsultation.
Il a ses limites, et nous les disons : un bore-out qui dure peut glisser vers une dépression. Si la tristesse, la perte d’élan ou les troubles du sommeil s’installent, un avis médical s’impose, et notre accompagnement se mène alors en lien avec votre médecin.
Un premier pas, ce soir. Prenez une feuille et répondez à une seule question : « Qu’est-ce qui, dans un travail, me donne le sentiment d’être utile et à ma place ? » Notez, sans filtrer. Cette réponse est votre boussole, bien plus que la liste des postes à fuir ou à viser.
Et si l’ennui était un signal, pas une fatalité ?
Et si ce vide qui vous pèse n’était pas une faiblesse, mais le signe que vous avez de l’énergie à donner, et nulle part où la mettre ? Et si la sortie ne passait pas par « tenir », mais par retrouver une place à votre mesure ?
Légitimer. Comprendre. Agir, à votre rythme.
Questions fréquentes
Le bore-out, est-ce une vraie souffrance ?
Oui. L’ennui et l’inutilité prolongés au travail abîment l’estime de soi, le sommeil et le moral, comme la surcharge. Ce n’est pas un caprice de privilégié : l’être humain a besoin de se sentir utile. Le reconnaître est la première étape pour en sortir.
Quelle différence avec le burn-out ?
Le burn-out vient de la surcharge ; le bore-out, de la sous-charge et du manque de sens. Les deux sont des formes d’épuisement, avec des symptômes proches (fatigue, perte d’élan, dévalorisation). La logique d’accompagnement est voisine : comprendre le déséquilibre et le corriger.
Dois-je forcément changer de travail ?
Pas nécessairement. Beaucoup de situations s’améliorent en redonnant du sens et des missions dans le poste actuel, en osant en parler à sa hiérarchie. Pour d’autres, un changement s’avère juste. L’enjeu est de ne pas décider dans l’urgence du mal-être.
Comment en parler à mon employeur ?
En préparant l’échange : décrire le manque de charge de façon factuelle, et formuler une demande concrète (plus de missions, de nouvelles responsabilités). Un accompagnement aide à préparer cette conversation souvent intimidante, pour qu’elle soit entendue.
Combien de temps pour s’en sortir ?
Cela dépend de l’ancienneté de la situation et des marges de manœuvre. Souvent, retrouver une boussole et amorcer des actions concrètes redonne de l’élan assez vite. Nous avançons à votre rythme, en distinguant ce qui peut changer dans le poste et ce qui appelle un cap nouveau.
Les séances se font-elles à Montargis ou à distance ?
Les deux. Nous recevons au cabinet, 39 avenue du Général de Gaulle à Montargis, et nous proposons la téléconsultation, en France comme à l’international. La première séance, de 15 minutes, est offerte et sans engagement.
Franck Fournier
coach professionnel · psychopraticien certifié
Ancien cadre et dirigeant pendant trente ans, il connaît de l’intérieur la vie en entreprise et la question du sens au travail. Psychopraticien certifié & coach professionnel, cofondateur de l’Institut Self Attitude à Montargis. Formé chez Symbiofi (approche fondée sur les preuves, CHU de Lille), à l’Institut Paul Pyronnet et à l’École Lionnel Calderini. En savoir plus →
Cécile Fournier
coach professionnelle · psychopraticienne certifiée
Psychopraticienne certifiée, thérapeute & experte en ingénierie pédagogique, cofondatrice de l’Institut Self Attitude. Formée aux Sciences de l’Éducation, elle ancre ses accompagnements dans la psychoéducation, comprendre ses mécanismes pour redevenir acteur de son parcours. Formée chez Symbiofi (CHU de Lille), à l’Institut Paul Pyronnet et à l’AFPRA. En savoir plus →
Cet accompagnement ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical. En cas de détresse aiguë, adressez-vous à un professionnel de santé ou aux services d’urgence.
Et si vous commenciez par un simple échange ?
Si l’ennui et le vide au travail vous épuisent, parlons-en. Un premier échange aide à nommer ce que vous vivez et à retrouver un cap.
15 min offertes · sans engagement · Montargis ou visio
Pour aller plus loin : découvrez notre coaching professionnel et le dossier pour les salariés. Sur un sujet proche : le burn-out.
