Orientation, genre et identité : explorer en confiance

Par Franck Fournier & Cécile Fournier · sexothérapeutes · psychopraticiens certifiés · mis à jour le 10 juin 2026

En bref

Questionnements sur l’orientation, l’identité de genre ou les pratiques : se poser ces questions n’est ni une maladie ni un problème à corriger. Cet article présente ce qu’un espace de parole non directif peut offrir : explorer à votre rythme, sans jugement, sans réponse imposée, et sans jamais aucune « thérapie de conversion », que nous excluons absolument. L’objectif : la clarté et l’apaisement, pas une étiquette.

Identité de genre : boussole en laiton sur une carte et un carnet ouvert, lumière dorée
  • Déposez la question quelque part, enfin, sans crainte du jugement.
  • Explorez à votre rythme, sans agenda ni réponse imposée.
  • Distinguez ce qui vous appartient du regard des autres.

La question qui revient la nuit

Il est 1 h du matin. Tout le monde dort, et vous êtes encore sur votre téléphone, à lire des témoignages de gens que vous ne connaissez pas. Vous effacez l’historique avant de poser le téléphone. Ce geste-là en dit plus long que tout.

La question, vous ne l’avez peut-être jamais formulée à voix haute. Elle se glisse dans un regard qui s’attarde, dans une gêne que vous ne vous expliquez pas, dans ce sentiment de jouer un rôle écrit par quelqu’un d’autre.

Vous n’en avez parlé à personne. Pas par manque de proches, par peur de ce que la question, une fois dite, déclencherait : les regards qui changent, les conclusions hâtives, les « tu es sûr·e ? » qui obligent à se justifier.

À l’Institut Self Attitude, nous accueillons ces questionnements, d’orientation, de genre, de pratiques, comme ce qu’ils sont : des questions légitimes, qui méritent un espace sûr pour exister. Pas un symptôme. Pas un problème à corriger.

Il est temps de déconstruire une croyance épuisante. Vous pensez peut-être qu’il vous faut une réponse, vite, claire, définitive, et que tant que vous ne l’avez pas, quelque chose cloche chez vous. La réalité ressemble plutôt à ceci : vous êtes face à un territoire encore peu cartographié de votre propre vie. Or on ne dessine pas une carte en une nuit, et personne ne peut la dessiner à votre place. L’exploration n’est pas une errance : c’est la seule façon honnête d’avancer.

Se poser des questions, est-ce un problème ?

Non, et il est important de le dire avec les repères les plus solides qui existent. L’Organisation mondiale de la santé a retiré l’homosexualité de la classification des maladies en 1990, et la CIM-11 (2022) ne classe plus la transidentité parmi les troubles mentaux. Ni votre orientation, ni votre identité de genre, ni vos questionnements ne sont des pathologies.

Ce qui peut faire souffrir, en revanche, c’est tout ce qui entoure la question : la solitude, le secret, la peur du rejet, le décalage entre ce que vous ressentez et ce que votre entourage attend de vous. C’est cela, et uniquement cela, qui se travaille en thérapie.

La nuance est essentielle : on n’accompagne pas quelqu’un « à cause de » son orientation ou de son genre. On l’accompagne dans ce que le questionnement lui fait vivre, pour qu’il retrouve de l’air.

Pourquoi est-ce parfois si lourd à porter ?

Parce que porter une question intime dans un monde qui attend des réponses conformes coûte de l’énergie, chaque jour. Surveiller ses mots, ses gestes, ses regards. Anticiper les réactions. Se demander qui sait, qui devine, qui jugerait.

Cette usure a un nom en psychologie : le stress lié au fait d’appartenir, ou de craindre d’appartenir, à une minorité. Ce n’est pas une fragilité personnelle : c’est le poids du regard des autres, réel ou anticipé, qui s’ajoute à la question elle-même.

Et puis il y a le coming out, souvent vécu comme une montagne. Disons-le clairement : il n’est jamais une obligation. À qui le dire, quand, comment, et même s’il faut le dire, ces choix vous appartiennent entièrement. Un accompagnement peut aider à les préparer si vous les faites, jamais à les précipiter.

Que peut offrir un espace vraiment non directif ?

Le mot « non directif » mérite d’être précis, car il engage tout notre cadre de travail. Voici ce que cet espace est, et ce qu’il n’est surtout pas.

Ce que cet espace n’est pasCe qu’il est
Un lieu où l’on vous dit qui vous êtes ou qui vous devriez être.Un lieu où vous clarifiez, par la parole, ce que vous ressentez, à votre rythme.
Une « thérapie de conversion » visant à modifier une orientation ou une identité : nous l’excluons absolument, ces pratiques sont d’ailleurs interdites en France depuis la loi du 31 janvier 2022.Un cadre où votre orientation et votre identité ne sont jamais le problème à traiter, seul ce qui vous fait souffrir autour se travaille.
Un protocole avec des étapes obligatoires (s’étiqueter, faire son coming out, « assumer »).Une exploration sans agenda : vous pouvez repartir avec une réponse, plusieurs hypothèses, ou simplement plus d’apaisement.
Un tribunal du « normal », il n’existe aucune norme d’orientation, de genre ou de pratiques entre adultes consentants.Un espace strictement confidentiel, sans jugement ni voyeurisme, où la question a enfin le droit d’exister.

Comment se déroule l’accompagnement ?

Le cadre est celui de toute sexothérapie chez nous : uniquement la parole, on parle, assis, habillés, jamais d’examen ni de contact physique. Nous sommes deux, une femme et un homme, tous deux formés : vous choisissez la voix avec laquelle vous vous sentez en confiance, Cécile, Franck, ou les deux. La séance est à 60 € de l’heure, à Montargis ou en visio ; notre façon de travailler est détaillée sur la page sexothérapie à Montargis.

Le cheminement suit trois repères, pas trois étapes imposées.

1

Déposer la question. La dire, telle qu’elle se pose, avec vos mots, même flous, même contradictoires. Aucune étiquette n’est requise à l’entrée : « je ne sais pas » est une phrase parfaitement recevable, et souvent la plus honnête.

Ce que cela change : la question cesse de tourner en boucle dans votre tête, elle existe quelque part, en sécurité.

2

Explorer le territoire. Démêler ce qui vous appartient (ce que vous ressentez, depuis quand, dans quels contextes) de ce qui appartient au regard des autres (les attentes, les peurs, les scénarios catastrophes). Cette distinction, à elle seule, allège considérablement la charge.

Ce que cela change : vous explorez votre propre carte, au lieu de vous épuiser à répondre à celle des autres.

3

Décider, ou pas. Peut-être poserez-vous des mots clairs sur ce que vous êtes. Peut-être choisirez-vous d’en parler à certains proches, une conversation qui peut se préparer en séance, si et quand vous le décidez. Peut-être garderez-vous la question ouverte, apaisée. Les trois issues sont des réussites.

Ce que cela change : l’objectif n’est pas l’étiquette, c’est que vous puissiez vivre sans vous cacher de vous-même.

Pour illustrer ce cheminement, prenons l’exemple d’une personne que nous avons accompagnée

Étude de cas

Maëlle, 29 ans, une attirance pour les femmes qui s’impose dans son couple

Maëlle, 29 ans, a choisi de parler avec Cécile. À la première séance, elle pose une condition avant même de s’asseoir :

« Je ne veux pas qu’on me dise ce que je suis. »

C’est exactement notre cadre, elle peut souffler.

Maëlle vit en couple avec un homme depuis cinq ans. Un homme qu’elle aime, dit-elle aussitôt, comme pour s’excuser de la suite : depuis deux ans, une attirance pour les femmes s’impose à elle, de plus en plus nette, de plus en plus encombrante.

Elle dort mal. Elle se sent « menteuse » dans son couple, « illégitime » dans son questionnement, trop engagée pour explorer, pas assez sûre pour en parler. Et elle s’épuise à chercher sur internet une réponse définitive que personne ne peut lui donner.

Pour ma part, Cécile, je ne cherche à aucun moment à trancher. Mon travail est ailleurs : séparer les fils. Ce que Maëlle ressent, qui n’a rien de sale ni d’anormal. Ce qu’elle craint, le jugement de sa mère, la douleur de son compagnon. Et ce qu’elle s’inflige, cette exigence d’une certitude immédiate.

Séance après séance, Maëlle découvre qu’une grande partie de sa souffrance ne vient pas de la question elle-même, mais du secret et de la pression de la résoudre. Quand cette pression tombe, quelque chose se détend visiblement, jusque dans sa façon de s’asseoir.

Six mois plus tard, Maëlle n’est pas repartie avec une étiquette. Elle est repartie avec mieux : des mots à elle pour ce qu’elle ressent, une première conversation honnête avec son compagnon, qu’elle a choisie et préparée, et un sommeil retrouvé. Sa carte n’est pas achevée. Mais c’est elle qui tient la boussole, et le territoire n’est plus hostile.

Situation représentative · prénoms et détails modifiés.

Cet espace est-il fait pour vous ?

Pour qui ? Pour toute personne adulte traversée par un questionnement d’orientation, de genre ou de pratiques, récent ou ancien, discret ou envahissant. Pour celles et ceux qui veulent y voir plus clair sans être orientés vers une réponse, et déposer le poids du secret dans un cadre strictement confidentiel.

Pour qui ce n’est pas ? Pour quiconque viendrait, ou enverrait un proche, dans l’espoir de « corriger » une orientation ou une identité. Nous ne pratiquons aucune « thérapie de conversion », sous aucune forme : ces pratiques sont contraires à notre éthique et interdites par la loi française. Si vous êtes parent inquiet, nous pouvons en revanche vous aider à accueillir, jamais à « redresser ».

Votre premier pas, ce soir

Prenez une feuille et écrivez votre question telle qu’elle se pose réellement, sans essayer d’y répondre, sans la corriger, sans la rendre présentable. Juste la question.

Puis regardez-la. Elle existe, et vous existez toujours. C’est la preuve la plus simple qu’une question peut être posée sans que rien ne s’effondre.

Et si la question avait simplement le droit d’exister ?

Et si vous n’aviez pas à choisir entre vous taire et tout bouleverser ? Et s’il existait un chemin intermédiaire, un lieu où explorer sans engagement, sans étiquette obligatoire, sans personne pour décider à votre place ?

Votre orientation, votre identité, vos questionnements n’ont rien à justifier. Ce qui mérite d’être travaillé, c’est la solitude qui les entoure. Explorer. Clarifier. Respirer.

FAQ : vos questions sur ce type d’accompagnement

Allez-vous me dire qui je suis, ou ce que je devrais faire ?

Non, et c’est un engagement de cadre. Notre posture est non directive : nous vous aidons à clarifier ce que vous ressentez, à démêler votre vécu du regard des autres, et à préparer les décisions que vous choisissez de prendre. La réponse, s’il y en a une, vous appartient entièrement.

Pratiquez-vous des « thérapies de conversion » ?

Jamais, sous aucune forme. Tenter de modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne est contraire à notre éthique, dangereux pour la santé psychique, et interdit en France depuis la loi du 31 janvier 2022. Si quelqu’un vous propose ce type de « thérapie », éloignez-vous-en.

Être homosexuel·le, bisexuel·le ou trans, est-ce une maladie ?

Non. L’OMS a retiré l’homosexualité de la classification internationale des maladies en 1990, et la CIM-11 ne classe plus la transidentité parmi les troubles mentaux. Ce qui peut faire souffrir, et se travailler, c’est le stress lié au secret, au rejet ou au regard des autres, jamais l’orientation ou l’identité elle-même.

Vais-je devoir faire mon coming out ?

Non. Le coming out n’est ni une étape obligatoire ni un objectif thérapeutique. Certaines personnes choisissent d’en parler à certains proches, d’autres non, d’autres plus tard : ces choix vous appartiennent. Si vous décidez de parler, la conversation peut se préparer en séance, à votre rythme, selon vos termes.

Et si je ne trouve pas de réponse définitive ?

C’est une issue parfaitement valable. Beaucoup de personnes repartent non pas avec une étiquette, mais avec de la clarté sur ce qu’elles ressentent, moins de honte, et la capacité de vivre la question sans qu’elle envahisse tout. L’objectif est l’apaisement, pas la case à cocher.

Comment se passe une séance, et combien coûte-t-elle ?

Uniquement par la parole : on parle, assis, habillés, jamais d’examen ni de contact physique, dans une confidentialité absolue. Vous choisissez votre interlocuteur : Cécile, Franck, ou les deux. La séance est à 60 € de l’heure, au cabinet de Montargis ou en visio ; le premier échange de 15 minutes est offert.

Qui sommes-nous pour en parler ?

L’Institut Self Attitude, à Montargis (Loiret) et en téléconsultation, accueille toutes les personnes et tous les questionnements, dans un cadre confidentiel et sans jugement. Nous sommes tous deux formés à la sexothérapie, et notre binôme femme-homme vous laisse choisir la voix avec laquelle vous êtes à l’aise.

FF

Franck Fournier

sexothérapeute · psychopraticien certifié

Coach professionnel et ancien dirigeant pendant trente ans, il accompagne adultes et adolescents avec une sensibilité particulière aux personnes qui se sentent « à côté du cadre », profils atypiques, hypersensibles. Formé chez Symbiofi (approche fondée sur les preuves, CHU de Lille), à l’Institut Paul Pyronnet et à l’École Lionnel Calderini. En savoir plus →

CF

Cécile Fournier

sexothérapeute · psychopraticienne certifiée

Sexothérapeute et experte en ingénierie pédagogique (formée aux Sciences de l’Éducation), elle ancre l’accompagnement dans la psychoéducation : comprendre ce qui se joue en soi pour redevenir acteur de ses choix. Formée chez Symbiofi (CHU de Lille), à l’Institut Paul Pyronnet et à l’AFPRA. En savoir plus →

Cet accompagnement ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical. En cas de détresse aiguë, adressez-vous à un professionnel de santé ou aux services d’urgence.

Et si la question pouvait enfin se poser quelque part ?

Un premier échange confidentiel, sans jugement et sans engagement, pour vérifier que notre cadre vous convient, et rien de plus. Vous choisissez votre interlocuteur, Cécile, Franck, ou les deux.

Prendre rendez-vous →

15 min offertes · sans engagement · Montargis ou visio

Pour aller plus loin : découvrez comment se déroule une sexothérapie à Montargis, uniquement par la parole, en binôme femme-homme, et notre page psychothérapie individuelle, si votre questionnement s’inscrit dans un travail plus large sur vous-même. Cet article fait partie de notre dossier Troubles sexuels.

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