Il n’existe pas une thérapie de la colère, mais plusieurs angles d’entrée sur un même problème. À l’Institut Self Attitude, cinq approches sont mobilisées : la thérapie des schémas, les TCC, la thérapie ACT, l’EMDR et l’hypnose ericksonienne. Elles ne se classent pas les unes par rapport aux autres — elles travaillent sur des choses différentes. Le choix se fait en fonction de ce qui, chez vous, entretient la colère : une croyance, un schéma ancien, un souvenir, un rapport au corps.

Quand on cherche quelle thérapie convient à la colère, on cherche en réalité deux choses : savoir si quelque chose existe, et savoir comment choisir.
La première réponse est simple : oui, plusieurs approches travaillent la colère, et elles sont bien documentées. La seconde est plus délicate, parce qu’aucune ne s’impose d’avance.
Nous ne dresserons donc pas de classement. Comparer des taux de réussite entre approches n’aurait aucun sens ici, et personne ne devrait vous en présenter. Ce qui se compare, ce sont des logiques de travail.
Cinq approches, cinq logiques de travail
| L’approche | Ce sur quoi elle travaille, et à qui elle parle |
|---|---|
| Thérapie des schémas | Les fonctionnements installés tôt et qui se rejouent. Parle aux personnes qui reconnaissent un motif répétitif dans leurs colères. |
| TCC | Les interprétations automatiques et ce qu’elles déclenchent. Parle aux personnes qui veulent des repères concrets et une progression lisible. |
| Thérapie ACT | Le rapport à l’émotion plutôt que son contenu. Parle à celles qui ont déjà « tout compris » sans que rien ne change. |
| EMDR | Les souvenirs restés vifs et ce qu’ils réactivent. Parle à celles dont la colère s’ancre dans un événement précis. |
| Hypnose ericksonienne | L’accès aux ressources et à l’apaisement physiologique. Parle à celles chez qui la colère passe d’abord par le corps. |
Aucune de ces lignes ne constitue une indication. Elles décrivent une porte d’entrée, pas une prescription — et dans la pratique, un accompagnement en emprunte souvent plusieurs.
Un point mérite d’être souligné avant d’entrer dans le détail : ces cinq approches ne s’opposent pas. Elles ont été développées dans des traditions différentes, à des époques différentes, mais elles convergent sur l’essentiel — la colère se travaille en amont de l’explosion, pas pendant.
Ce qui les distingue, c’est l’endroit où elles placent cet amont. Dans une interprétation automatique, dans un fonctionnement ancien, dans un souvenir, dans le corps, ou dans le rapport même à l’émotion.
La thérapie des schémas
Elle part d’un constat que beaucoup de personnes font seules : leurs colères se ressemblent. Mêmes déclencheurs, même scénario, mêmes regrets ensuite.
Le travail consiste à identifier le fonctionnement qui se rejoue — ce qui s’est installé tôt, ce qu’il protégeait alors, et pourquoi il s’active encore dans des situations qui ne le justifient plus.
C’est l’approche qui éclaire le mieux les six formes que prend la colère, que nous détaillons dans les visages de la colère. Sa page dédiée : la thérapie des schémas.
Les TCC et la restructuration cognitive
Ici, on regarde ce qui se passe entre l’événement et la réaction : l’interprétation.
Deux personnes reçoivent la même remarque. L’une y voit une information, l’autre une disqualification. La colère de la seconde n’est pas déclenchée par la remarque mais par ce qu’elle en a fait, en une fraction de seconde et sans le décider.
Le travail porte sur ces automatismes d’interprétation, et il s’accompagne d’exercices concrets entre les séances. C’est l’approche la plus structurée des cinq, et celle qui convient aux personnes qui veulent voir où elles en sont. Sa page : les TCC.
La thérapie ACT
Elle s’adresse particulièrement à ceux qui ont déjà beaucoup analysé leur colère sans que cela change quoi que ce soit.
Son pari est différent : plutôt que de modifier le contenu de l’émotion, elle travaille le rapport qu’on entretient avec elle. Cesser de lutter contre ce qui monte, et réorienter l’action vers ce qui compte pour soi.
Cette approche évite un piège fréquent — celui de la personne qui ajoute la colère contre sa propre colère, et double ainsi le problème. Sa page : la thérapie ACT.
L’EMDR
Certaines colères ne sont pas diffuses : elles se rattachent à un moment précis, qui reste vif des années après.
Lorsque le souvenir se réactive, ce n’est pas un souvenir ordinaire — il revient avec sa charge intacte. L’EMDR travaille précisément sur ce type de mémoire, et son indication est ici assez lisible : quand vous pouvez dater ce qui a commencé.
Sa page : l’EMDR.
L’hypnose ericksonienne
Elle intervient surtout sur le versant corporel, qui est le premier à se manifester — nous le détaillons dans la colère dans le corps.
Le travail porte sur l’accès à un état d’apaisement, et sur la capacité à le retrouver seul dans des situations réelles. Elle convient bien aux personnes chez qui la montée est très physique et très rapide.
Sa page : l’hypnose ericksonienne.
Le choix du praticien change-t-il quelque chose ?
Non, et nous préférons le dire nettement.
Franck Fournier et Cécile Fournier mobilisent le même socle : thérapie des schémas, TCC, thérapie ACT, EMDR, hypnose ericksonienne. Aucune de ces approches n’est réservée à l’un ou à l’autre, et aucun domaine n’est attribué d’avance.
Vous accédez donc au même travail quel que soit votre choix. Ce qui peut légitimement guider votre préférence, c’est autre chose : parler plus facilement à un homme ou à une femme, une disponibilité, une impression au téléphone.
Ce sont de bonnes raisons. Elles n’ont simplement pas à être justifiées par une différence de compétence qui n’existe pas.
Ce qu’aucune de ces approches ne fait
Il est aussi utile de dire ce qui ne se passera pas, parce que certaines attentes conduisent à des déceptions évitables.
Aucune ne supprime la colère. Ce n’est pas l’objectif, et ce serait un mauvais objectif : une personne sans colère est une personne qui ne repère plus ce qui la dépasse. Ce qui se travaille, c’est la marge entre ce qui monte et ce qui sort.
Aucune ne règle la situation à votre place. Si votre colère vient d’un poste intenable ou d’une relation qui vous use, aucune technique ne compensera durablement. Une partie du travail consiste d’ailleurs à distinguer ce qui relève de vous de ce qui relève des circonstances.
Aucune ne fonctionne sans rien faire entre les séances. Le degré varie — les TCC demandent des exercices explicites, d’autres approches travaillent plus discrètement — mais dans tous les cas, ce qui change se joue dans votre vie, pas dans le bureau.
Nous préférons poser ces limites d’emblée. Une approche présentée comme indolore et automatique est une approche mal présentée.
Ce qui ne devrait pas guider le choix
Trois critères circulent beaucoup et n’ont pas grande valeur.
La notoriété de l’approche. Certaines sont plus connues que d’autres, souvent pour des raisons qui tiennent à leur histoire ou à leur diffusion médiatique. Cette notoriété ne dit rien de leur pertinence pour votre situation.
La rapidité annoncée. Aucune des cinq ne s’engage sur une durée, et une approche présentée comme plus rapide qu’une autre devrait vous rendre méfiant. Ce qui détermine la durée d’un accompagnement, ce n’est pas la méthode : c’est ce qu’il y a à travailler.
Le fait de « préférer parler » ou « préférer faire ». C’est un critère de confort, et il est légitime — mais il conduit souvent à écarter précisément l’approche qui aurait été utile. Les personnes qui analysent beaucoup sont fréquemment celles à qui l’analyse ne suffit plus.
Ce qui devrait guider, en revanche, tient en une phrase : ce qui, chez vous, entretient la colère aujourd’hui. Pas ce qui l’a causée il y a vingt ans, et pas ce qui vous plaît le plus.
Ce qui se passe au premier rendez-vous
Aucune approche n’est appliquée d’emblée, et il faut le préciser parce que beaucoup de personnes imaginent le contraire.
La première séance sert à comprendre la situation : depuis quand, dans quelles circonstances, envers qui, et surtout ce qui a déjà été tenté. Cette dernière question est souvent la plus instructive — elle indique ce qui n’a pas fonctionné, et pourquoi.
Ce n’est qu’ensuite que le choix d’une entrée se pose, et il se pose à deux. Vous n’êtes pas censé arriver en ayant décidé.
Le tarif est de 60 € l’heure, identique au cabinet de Montargis et en visioconsultation, sans majoration.
Comment se fait le choix, concrètement ?
Pas par vous, seul, avant d’avoir parlé à quelqu’un. Et c’est une bonne nouvelle : choisir une approche suppose de savoir ce qui entretient votre colère, ce qui est précisément la première chose que l’on cherche ensemble.
Les questions qui orientent sont simples. Vos colères se ressemblent-elles ? Pouvez-vous dater ce qui a commencé ? Avez-vous déjà beaucoup compris sans que rien ne bouge ? Est-ce le corps qui part en premier ?
C’est exactement à cela que sert la pré-consultation téléphonique : poser la situation, entendre ce qui est en jeu, et indiquer par quoi il serait pertinent de commencer. Elle n’engage rien et elle ne dure qu’un quart d’heure.
Une précision, enfin : le choix initial n’est pas définitif. Un accompagnement qui commence sur une approche peut en mobiliser une autre en cours de route, parce que ce qui apparaît en séance déplace souvent la question de départ.
Ces approches fonctionnent-elles à distance ?
Oui, les cinq, et cette question revient assez souvent pour mériter une réponse développée.
Le travail sur les interprétations, sur les fonctionnements installés et sur le rapport à l’émotion se mène en parlant : le cadre à distance n’y change rien de substantiel.
L’EMDR et l’hypnose ericksonienne demandent davantage d’attention au dispositif — qualité de la connexion, cadrage de l’image, certitude de ne pas être interrompu. Ce sont des conditions à réunir, pas des obstacles.
La visioconsultation présente même un avantage propre sur ce sujet précis. Vous restez dans l’environnement où les colères se produisent, ce qui rend les situations bien plus faciles à rapporter avec précision qu’une semaine plus tard, dans un bureau.
Le tarif est identique, sans majoration, et les créneaux sont les mêmes.
Quand cet accompagnement n’est pas la bonne réponse
Aucune de ces cinq approches ne relève du soin médical, et nous ne posons pas de diagnostic. Quand une colère s’inscrit dans un tableau médical, c’est un médecin qui doit être consulté d’abord.
Aucune non plus ne traite une situation où la sécurité de quelqu’un est en jeu : ce n’est pas un problème d’émotion, c’est un problème de protection. Le 3919 répond gratuitement et anonymement, et le site public Arrêtons les violences recense les recours possibles.
Enfin, aucune ne s’engage sur une durée. Toute promesse de résultat en un nombre donné de séances, quelle que soit l’approche invoquée, devrait vous alerter.
Questions fréquentes
Existe-t-il une thérapie spécifique de la colère ?
Non : il n’existe pas d’approche dédiée à cette seule émotion, mais plusieurs approches générales qui la travaillent par des entrées différentes. À l’Institut Self Attitude, cinq sont mobilisées — thérapie des schémas, TCC, thérapie ACT, EMDR et hypnose ericksonienne. Ce qui varie, c’est le point d’attaque, pas la cible.
Comment choisir une approche quand on ne les connaît pas ?
Vous n’avez pas à choisir seul avant d’avoir parlé à quelqu’un, et vous n’y êtes d’ailleurs pas bien placé : le choix dépend de ce qui entretient votre colère, ce qui est justement la première chose examinée ensemble. Les questions qui orientent sont concrètes — vos colères se ressemblent-elles, pouvez-vous dater ce qui a commencé, est-ce le corps qui part en premier.
Le choix du praticien change-t-il les approches proposées ?
Non. Franck Fournier et Cécile Fournier mobilisent exactement le même socle, et aucune approche n’est réservée à l’un ou à l’autre. Préférer parler à un homme ou à une femme, ou choisir selon une disponibilité, reste parfaitement légitime — cela ne modifie simplement rien au travail proposé.
Peut-on travailler sa colère en visioconsultation ?
Oui, et les cinq approches se pratiquent aussi bien à distance qu’au cabinet de Montargis, au même tarif. La visioconsultation présente même un intérêt propre sur ce sujet : vous restez dans l’environnement où les colères se produisent, ce qui rend les situations plus faciles à rapporter avec précision.
Faut-il choisir une seule approche ou peut-on les combiner ?
Un accompagnement en mobilise généralement plusieurs, et le choix initial n’a rien de définitif. Ce qui apparaît en séance déplace souvent la question de départ : une colère qu’on croyait diffuse se rattache parfois à un souvenir précis, ce qui ouvre une autre porte. C’est le principe d’une approche intégrative.
Psychopraticien certifié, cofondateur de l'Institut Self Attitude. Il accompagne les adultes pour dépasser les crises de l'existence, mieux se connaître, réguler leurs émotions, se libérer des traumatismes et retrouver une sexualité épanouissante. Formé chez Symbiofi (Qualiopi, DPC, appui CHU de Lille) et à l'AFPRA.
Psychopraticienne certifiée, cofondatrice de l'Institut Self Attitude. Elle accompagne les adultes pour dépasser les crises de l'existence, mieux se connaître, réguler leurs émotions, se libérer des traumatismes et retrouver une sexualité épanouissante. Formée chez Symbiofi (Qualiopi, DPC, appui CHU de Lille) et à l'AFPRA.
Cet accompagnement ne se substitue pas à un avis ou à un traitement médical. En cas de détresse aiguë, adressez-vous à un professionnel de santé ou aux services d’urgence.
Et si vous commenciez par un simple échange ?
Un quart d’heure suffit pour savoir par quelle porte il serait pertinent d’entrer. C’est exactement à cela que sert cet appel.
Pré-consultation téléphonique offerte (15 min) · sans engagement · Montargis ou visio
Le détail du parcours est présenté sur notre page thérapie de la colère, et les repères pratiques du quotidien sur la gestion de la colère.
