Par Franck Fournier & Cécile Fournier · psychopraticiens certifiés · mis à jour le 9 juin 2026
L’angoisse n’est pas un défaut de caractère : c’est un signal d’alarme qui s’est emballé. Cet article distingue les grandes formes de troubles anxieux, anxiété généralisée, attaques de panique, anxiété de performance, , explique le cercle qui les entretient, et décrit notre façon de les accompagner à Montargis et en visioconsultation : non pour faire taire l’angoisse, mais pour vous redonner la main sur elle.

- Reconnaître la forme d’angoisse qui vous concerne, sans vous faire peur.
- Comprendre le cercle qui l’entretient, et l’endroit précis où on peut le rompre.
- Savoir à quoi ressemble, concrètement, un accompagnement chez nous.
Et si vous préférez en parler directement, un premier échange de 15 min, gratuit et sans engagement, suffit pour commencer.
Il est 3 h du matin. Vous fixez le plafond, et une pensée en appelle une autre : le rendez-vous de demain, la phrase mal interprétée hier, la facture, la boule qui se forme dans la gorge à mesure que la liste s’allonge.
Vous n’êtes pas en danger. Votre corps, lui, n’en sait rien : le cœur bat plus vite, les muscles se tendent, le souffle se raccourcit. C’est ce décalage, l’alarme qui se déclenche alors qu’aucun feu n’a pris, qui définit le trouble anxieux.
On croit souvent qu’il faudrait « arrêter de penser », ou « se raisonner ». Mais l’angoisse ne cède pas à la volonté : plus on lutte contre elle de front, plus elle prend de place. Ce n’est pas un manque de courage. C’est la mécanique du système d’alerte.
L’angoisse cherche à vous protéger. Mais elle se trompe de menace. Donc on ne la combat pas, on lui réapprend à mesurer le danger. Or ça, ça se travaille, pas à coups de volonté, mais avec une méthode.
Tous les troubles anxieux ne se ressemblent pas
« Angoisse » est un mot-valise. L’INSERM rappelle que les troubles anxieux comptent parmi les troubles psychiques les plus fréquents, et qu’ils recouvrent plusieurs réalités distinctes : anxiété généralisée, trouble panique, phobies, anxiété sociale. Mettre un nom juste sur ce que vous vivez change déjà la façon de l’aborder.
Trois formes reviennent le plus souvent en consultation, et chacune a sa page dédiée :
- L’anxiété généralisée, l’inquiétude qui ne se pose jamais, qui saute d’un sujet à l’autre, sans déclencheur unique.
- Le trouble panique, ces vagues brutales où le corps s’emballe au point qu’on croit faire un malaise, parfois doublées d’une peur de mourir.
- L’anxiété de performance, la peur de ne pas être à la hauteur qui se réveille avant un examen, une réunion, une prise de parole.
L’anxiété déborde aussi fréquemment sur les nuits : voir notre dossier Insomnie : retrouver le sommeil.
Quelle que soit la forme, le moteur est souvent le même : un besoin profond qui se cache derrière le symptôme visible.
| Ce que vous voyez (le symptôme) | Ce qui se joue dessous (le besoin) |
|---|---|
| Vous ressassez et anticipez le pire | Un besoin de contrôle face à l’incertitude |
| Vous évitez certaines situations | Un besoin de sécurité que l’évitement entretient |
| Le corps s’emballe sans raison apparente | Une alarme corporelle déréglée, à recalibrer |
| Vous vous en voulez d’être « comme ça » | Un besoin de s’accorder le droit d’être faillible |
Notre façon de travailler l’angoisse, en trois temps
Nous ne cherchons pas d’abord pourquoi vous allez mal, mais comment faire pour aller mieux. C’est la psychologie des ressources. Concrètement, l’accompagnement suit trois temps clairs, adaptés à votre situation, jamais appliqués à l’identique.
Cartographier le cycle. Repérer ensemble vos déclencheurs, les pensées automatiques qui les suivent, et la façon dont le corps réagit. On rend visible une mécanique jusque-là subie.
Reprendre la main, en pensée et dans le corps. Réviser les pensées qui amplifient l’alarme (restructuration cognitive) et retrouver un appui corporel concret, la respiration, l’ancrage, pour ne plus dépendre de la seule volonté.
Consolider votre autonomie. Transformer ce qui marche en réflexes qui tiennent sans nous, et anticiper sereinement les moments sensibles. L’objectif n’est pas de dépendre d’un cabinet : c’est que vous repartiez avec vos propres outils.
Selon ce qui se joue, nous mobilisons des approches reconnues, la restructuration cognitive, la psychoéducation, l’hypnose éricksonienne, et, lorsque l’angoisse plonge ses racines dans un événement traumatique, l’EMDR, recommandée en première intention pour le stress post-traumatique. Tout part de votre situation, jamais d’un protocole figé.
Pour illustrer ce cheminement, prenons l’exemple d’une personne que nous avons accompagnée
Hélène, la boule au ventre du dimanche soir
Hélène, 38 ans, est venue pour « apprendre à gérer son stress ». Le vrai déclencheur, elle l’a posé à la troisième séance : chaque dimanche soir, vers 21 h, une boule remonte dans la gorge à l’idée de la semaine. Le souffle se raccourcit, les pensées s’emballent, et si je n’y arrive pas, et si je craque devant tout le monde.
Pour ma part, Cécile, j’ai entendu autre chose qu’un agenda trop chargé. Sous l’angoisse, il y avait une règle silencieuse : je n’ai pas le droit de faillir. Je le lui ai dit simplement : ce n’était pas une faiblesse, c’était une information.
Nous avons posé trois temps simples : nommer le cycle du dimanche, desserrer la pensée qui le nourrit, trouver un appui dans le corps. Puis je lui ai demandé de rejouer ce dimanche soir à voix haute, là, en séance, et de répondre à sa propre phrase « et si je craque » par une autre, qu’elle a longtemps cherchée avant de la trouver : « et si je fais juste de mon mieux ».
La première fois, la voix tremblait. La troisième, un peu moins. Quelques semaines plus tard, le dimanche soir n’avait pas disparu, mais la boule montait moins haut, et Hélène savait quoi en faire. Les épaules redescendaient.
Ce qui a bougé, ce n’est pas l’agenda : c’est la place laissée à l’anticipation. Réviser les pensées automatiques est l’un des leviers reconnus face à l’anxiété ; nous l’ancrons toujours dans le corps, jamais dans la seule injonction à « positiver ».
Situation représentative · prénoms et détails modifiés
Pour qui, et pour qui ce n’est pas
Cet accompagnement s’adresse à vous si l’angoisse rétrécit votre quotidien : nuits hachées, situations évitées, fatigue d’avoir à « tenir ». On n’a pas besoin d’aller très mal pour avoir le droit de souffler.
Ce n’est pas le bon cadre si vous traversez une détresse aiguë, avec des idées noires envahissantes : il faut alors un relais médical, sans attendre. Un accompagnement psychothérapeutique vient en complément d’un suivi médical, jamais à sa place.
Un premier pas, ce soir. La prochaine fois que la boule monte, n’essayez pas de la chasser. Posez une main sur le ventre, et nommez tout bas ce que fait votre corps : « mon cœur s’accélère, ma gorge se serre ». Observer l’alarme, au lieu de lutter contre elle, suffit parfois à la faire redescendre d’un cran. C’est petit. C’est un début.
Et si vous repreniez la main ?
Et si le dimanche soir cessait d’être une épreuve ? Et si l’incertitude redevenait supportable, sans que tout votre corps sonne l’alarme ? Et si vous pouviez à nouveau dire oui à des choses que l’angoisse vous fait refuser aujourd’hui ?
Laisser l’angoisse décider à votre place a un coût : des occasions qui passent, des relations qui se distendent, une fatigue qui s’installe. Vous n’avez pas à l’apaiser seul·e, et pas non plus à attendre qu’elle soit « insupportable » pour en parler.
Quelle est la différence entre du stress et un trouble anxieux ?
Le stress est une réaction ponctuelle à une situation réelle, qui retombe une fois la situation passée. On parle de trouble anxieux quand l’alarme reste allumée durablement, sans menace proportionnée, au point de gêner le sommeil, le travail ou les relations.
Comment savoir quelle forme d’angoisse me concerne ?
Inquiétude diffuse et permanente, vagues brutales de panique, ou peur liée à la performance : les formes se recoupent parfois. Le premier échange sert justement à y voir plus clair ensemble, nous ne posons pas de diagnostic médical, nous vous aidons à mettre des mots justes sur ce que vous vivez.
Faut-il des médicaments pour s’en sortir ?
Cette question relève de votre médecin, seul habilité à prescrire. Un accompagnement psychothérapeutique se mène très bien en parallèle d’un éventuel traitement, et beaucoup de personnes avancent par le travail sur les pensées et le corps. Nous ne prescrivons rien et ne conseillons jamais d’arrêter un traitement.
Combien de temps dure un accompagnement ?
Cela dépend de votre histoire et de ce que vous visez. Certaines personnes trouvent des appuis utiles en quelques séances ; d’autres préfèrent un cheminement plus long. Nous en parlons dès le départ et réévaluons régulièrement, sans jamais vous enfermer dans un forfait.
Peut-on être accompagné à distance ?
Oui. Nous recevons à Montargis (39 avenue du Général de Gaulle) et en téléconsultation, en France comme à l’étranger. Le travail sur l’angoisse se prête bien à la visio.
Et si l’angoisse revient plus tard ?
L’angoisse fait partie de la vie : l’objectif n’est pas de ne plus jamais la ressentir, mais de ne plus en être prisonnier. Le troisième temps de l’accompagnement vise précisément à vous laisser des repères pour traverser les moments sensibles par vous-même.
Cécile Fournier
Psychoéducation & accompagnement individuel · psychopraticienne certifiée
Experte en ingénierie pédagogique, formée aux Sciences de l’Éducation, elle ancre ses accompagnements dans la psychoéducation : comprendre ses mécanismes pour devenir acteur de son changement. Formée chez Symbiofi (CHU de Lille), à l’Institut Paul Pyronnet et à l’AFPRA. En savoir plus →
Franck Fournier
Profils atypiques & souffrance au travail · psychopraticien certifié
Ancien cadre et dirigeant pendant trente ans, il accompagne adultes, adolescents et profils atypiques (HPI, hypersensibles) ainsi que la souffrance au travail. Formé chez Symbiofi (CHU de Lille), à l’Institut Paul Pyronnet et à l’École Lionnel Calderini. En savoir plus →
Et si vous commenciez par un simple échange ?
L’angoisse se travaille mieux à deux qu’enfermé dedans. Un premier échange permet de poser ce qui vous pèse et d’y voir plus clair, sans rien décider.
15 min offertes · sans engagement · Montargis ou visio
Ce dossier sur l’anxiété s’inscrit dans notre travail plus large sur la régulation émotionnelle, apaiser ce qui déborde, elle-même rattachée à la psychothérapie individuelle à Montargis. Pour approfondir une forme précise, voyez l’anxiété généralisée, le trouble panique ou l’anxiété de performance. Et si vos débordements dépassent l’anxiété, colères, souvenirs traumatiques, la page régulation émotionnelle est le bon point de départ.
